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Résumé de La petite fille aux cheveux noirs de Thomas Desmond

Si je suis internée dans cet asile psychiatrique, c’est parce que je l’ai demandé.

Si je suis loin des miens, à l’autre bout de la France, c’est pour les protéger. Si je reste ici jusqu’à ma mort, c’est parce que je n’ai pas le choix. Si j’écris cette histoire, c’est parce que j’ai perdu l’usage de la parole depuis longtemps. Si je me dépêche avant que la nuit ne tombe, c’est pour être prête. Elle arrive…

 

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Mon avis sur La petite fille aux cheveux noirs

Ce que j’ai aimé

On retrouve dans ce texte une ambiance type hantise classique. On nous montre peu de choses, on en suggère la plupart, un certain mystère plane jusqu’au bout. Et c’est terriblement efficace. J’adore ce type d’ambiance, que je trouve trop rare de nos jours.

J’ai particulièrement aimé l’aspect Hitchcockien de ce texte. J’ignore si c’était voulu, mais j’ai très vite pensé à Fenêtre sur cour, refait à la sauce surnaturelle pour mon plus grand plaisir. L’idée m’a paru originale (pour une fois, le personnage ne subit pas une intrusion mais en aperçoit une chez le voisin), et rend d’autant plus efficace l’épouvante (on est comme l’héroïne témoin des faits, impuissant, et laissés à nos suppositions sur un pourquoi du comment glacial).

Le personnage principal, d’ailleurs, est bien construit et crédible. On ressent bien ses états d’âme, ses traumatismes, ses hantises. Ce qui n’est pourtant pas évident avec ce type de narration ; quand un personnage raconte toute son histoire en direct, on peut facilement tomber dans le résumé survolé. Ici, ça n’a pas été le cas pour la majorité du texte.

 

Ce que j’ai moins aimé

Enfin, la pirouette finale, avec la lueur de cigarette au loin, m’a bien plu. Mais j’ai récemment lu Rencontre éternelle, du même auteur, qui utilise le même procédé. Mauvaise pioche, j’imagine ; je pense bien que tous les textes de Thomas Desmond ne reprennent pas cette formule. Mais ainsi, ça m’a paru bien moins impactant, comme une redite.

J’ai donc aimé l’idée, mais elle a en un sens été gâché par ce « déjà vu ».

 

Ce que je retiens au final de La petite fille aux cheveux noirs

Une bonne petite histoire de hantise, qui parvient à être originale tout en mettant en scène une ambiance classique réussie.

Si Rencontre éternelle ne m’avait convaincu qu’à moitié, La petite fille aux cheveux noirs se place parmi mes lectures de nouvelles préférées.

 

Murphy