Djinn-Graham-Masterton-Murphy-Myers-Poppy

Résumé du Djinn de Graham Masterton :

Un collectionneur d'antiquités de Moyen-Orient meurt dans des conditions aussi étranges que soudaines. Sa veuve parle d'une obsession fanatique que lui aurait inspirée une poterie très ancienne, une jarre mystérieuse qui, semblerait-il, contiendrait un esprit maléfique... un djinn. Et voici que ce djinn redoutable, terrifiant, cherche bel et bien à se matérialiser et que, pour y parvenir, il déploie les pires abominations...

 

Ce que j’ai aimé du Djinn :

Comme à chaque fois avec Masterton, on entre vite dans une ambiance glauque des plus réussies. Les personnages sont vite plongés dans le cœur de l’action, et donc nous aussi.

Ici, le mythe du Djinn est repris de façon original, traité dans un ton « hantise », avec ces apparitions masquées étranges et ces voix qui chantent dans la nuit. L'effet angoissant est particulièrement efficace.

On retrouve par la même occasion plusieurs éléments horrifiques très bien pensés : le fait de devoir retirer tout visage de la maison, par exemple (donc brûler toutes les photos, arrachées la tapisserie qui contient des motifs de visages, etc.), ou encore l’horloge nocturne.

En prime, le texte est parcouru de retournements de situation, plus ou moins importants mais toujours surprenants (mais je ne spoilerais rien !).

 

Ce que j’ai moins aimé :

La fin. Je l’ai trouvé un peu en deçà du reste de l’histoire. On en voit trop, ce qui enlève sa force évocatrice et angoissante au Djinn. Et le combat final s’achève de façon trop rapide, voire « facile », à mon goût.

 

Ce que j’en retiens au final :

Sans égaler La maison de chair, Le djinn est pour moi une réussite. Malgré ses lacunes, surtout sur la fin, j’ai adoré cette lecture, aussi rapide fut-elle (le livre fait moins de 200 pages). Je placerais même Le djinn au-dessus de L'enfant de la nuit, qui excèle mieux en termes d'angoisse, mais qui se perd trop en longueur là où Le djinn va à l'essentiel. 

Dire qu’il s’agit d’un des premiers textes de l’auteur… ça promet pour mes prochaines lectures Mastertonniennes !

 

Murphy