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Résumé de Dors Tranquille d’Esther J. Hervy & Albert Spano :

« Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez essayé de retenir votre respiration ? Vous étiez enfant et vous vous amusiez. Vous remplissiez vos poumons en avalant le plus d'air possible, gonfliez vos joues et comptiez jusqu'à soixante. Moi aussi j'ai pratiqué ce petit jeu innocent, et il m'arrive encore de sourire quand j'y songe. Mais aujourd'hui tout a changé et j'ai peur. Depuis que l'on m'a nommé Directeur de cette grande entreprise il y a quelques jours, quelqu'un ou quelque chose m'empêche de respirer quand je tente de remplir mes poumons. Une main invisible appuie sur ma poitrine ou pince mes narines pour s'assurer qu'aucune molécule d'oxygène ne nourrisse mon corps. Toute forme de vie m'est désormais interdite. Et même si je ne suis pas encore mort, je ne sais pas combien de temps je pourrai tenir. »

 

Disponible ici !

 

Mon avis sur Dors Tranquille :

Ce que j’ai aimé :

Je considère cette nouvelle comme une sorte de Horla moderne. On y retrouve une même approche et une démence montante similaire, j’aime beaucoup.

La métaphore est bien menée. Cette incarnation des crises d’angoisse est glauque au possible et on suit avec facilité la descente aux enfers du personnage principal. On peut même y voir une dénonciation du monde professionnel actuel, tout en apparences et en anxiété.

Les scènes d’attaque sont plutôt originales. Cette chose qui vole le souffle et ce plafond qui avance permettent de superbes scènes horrifiques.

 

Ce que j’ai moins aimé :

La conclusion a été pour moi inutile. J’aime beaucoup les thématiques abordées (folie, troubles du sommeil, surnaturel potentiel), aussi, j’avais bien compris de quoi il en retournait en cours de lecture, très tôt dans ma lecture même. Mais même pour quelqu’un n’ayant jamais rien lu de similaire, je pense que le parallèle « ascension professionnelle / montée des angoisses / apparition de la bête » est assez parlant sur ce que représente la créature. A part ce bémol mineur, je n’aurais pas grand-chose à redire sur cette nouvelle à 4 mains.

 

Ce que j’en retiens :

Dors Tranquille est une nouvelle aussi agréable que rapide à lire. Les passionnés d’histoire d’épouvante où la démence se mêle aux cauchemars y trouveront leur compte. Sans réinventer le genre, ces quelques 60 pages permettent une plongée dans un monde angoissant vraiment sympathique.

Encore merci aux auteurs de m’avoir fait confiance pour ce service presse.

 

Murphy