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Résumé du recueil L’hiver des éditions secrètes :

Des jours de plus en plus courts. Des températures basses. Une humidité prolongée. La neige. L'hiver est là. L'hiver est là et il a des histoires à nous raconter.

Dans ce nouveau recueil des Editions Secrètes, les auteurs nous livrent leur vision de la saison la plus froide. Sans transition, vous passerez d'une ambiance glaciale et cruelle à des situations cocasses et émouvantes. Amateurs de fantastique, d'horreur, de fantasy ou d'histoires réalistes, vous tenez un ouvrage qui saura vous ravir !

 

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Mon avis sur le recueil L’hiver :

99 voyages en barque - Franck Leduc : C’est pour moi une sorte de Roméo et Juliette, mais en bien (je n’ai jamais aimé Roméo et Juliette). Une bonne touche sombre et une fin surprenante pour une narration en première personne, un bon texte d’entrée en matière !

Le parc - Vincent Figari : On passe cette fois à de la SF fort sympathique. J’aime toujours quand ça fini mal donc forcément… L’idée était bien vue mais je n'en dis pas plus.

Le grand hiver - Wendyam Éric Lionel Ilboudo : J’ai moins été convaincu ici, n’étant pas fan de ce type de récits. Question de goût, j'en ai bien conscience. Ca n'enlève en rien les qualités objectives du récit.

Rendez-vous manqué - Eddie Verrier : Juste wow ! C’est peut-être mon préféré de ce recueil. Seule déception : ne pas avoir une piste plus claire sur la nature de ce personnage mystérieux. Une sorte de Destin incarné, de Faucheuse ou d’Hiver vivant, ou peut-être même juste une voyante devenue folle de toutes ces versions qui lui tournent dans la tête. Le mystère est prenant et magique, la tension monte avec efficacité, sans même qu’on le réalise. Je reste un peu déconcerté par la fin quand même. Ce revirement soudain, cette gentillesse sortie de nulle part, je n’ai pas bien compris d’où ça venait. Et j’aime les fins sombres, donc forcément… Mais ça a l’avantage de surprendre, en un sens, et de rajouter une couche dans le mystérieux.

Partout l’hiver, l’hiver partout – Dany Lecènes : Je retiens ici un poème super vers la fin du récit. Le reste ne m’a pas emballé, malgré un très bon style (n’étant pas fan de la littérature blanche, je suis particulièrement difficile à satisfaire en la matière). Mais rien que pour ce poème final, je garde un bon souvenir de ce texte.

Réveillon en famille – Laure Allard-d’Adesky : On retrouve bien l’ambiance foireuse des repas de famille, je ne peux qu’adhérer à ça. Les dialogues m’ont paru un peu caricaturaux par moments je dois avouer, mais peut-être que c’était justement le but. Dire que je suis fan est un bien grand mot, n’étant que rarement convaincu par la littérature blanche comme je disais, et ce texte replongeant finalement les lecteurs dans ce genre de fêtes qu’ils ne supportent déjà pas dans la vraie vie. Mais il faut avouer que ce texte est très bien écrit et fluide, et l'ambiance, plus que réussie, ne peut que convaincre.

Quelques degrés de coïncidences en moins – Jérôme Beauvisage : L’idée, sans être nouvelle, m’a beaucoup plue. C’est fluide et bien mené, on se prend au jeu sans problème. Et c’est totalement dans le genre de concept que j’aime lire, et aimerais lire plus souvent d’ailleurs. La fin est bien sympathique en plus de ça.

Neige rouge – Catherine Robert : Un texte bien dérangeant que j’avais déjà eu la chance de lire quand son autrice voulait le peaufiner pour le tenter à l’AT L’hiver. Il est toujours aussi percutant et dérangeant, peut-être même plus, que dans mes souvenirs. Catherine Robert (dont j’ai chroniqué le roman Greta récemment) excelle dans le gore et lève toujours des tabous sans la moindre gêne. En l’occurrence, un viol masculin aussi soudain qu’inexplicable. Quand on connait bien un auteur, on est toujours tenté de comparer sa lecture avec les textes qu’on lui connait. Ici, je dois avouer que d’autres textes, autant gores que dans la veine fantastique et plus « subtil », ont ma préférence. Mais Neige rouge, pour le tabou qu’il aborde, garde clairement une place de choix dans ma mémoire de lecteur.

Gare aux loups – Alexandra Gasiglia : On retrouve ici une très bonne narration, et un narrateur presque attachant ("presque", si on fait abstraction du récit qu'il relate). Un joli contraste se forme vite avec l’histoire d’horreur qu’il raconte sans même s'en rendre compte. J’ai bien aimé, autant le personnage que l’intrigue. Je vois un peu ce texte comme le pendant subtil de Neige rouge d’ailleurs, les deux ayant une force dérangeante certaine mais misant sur deux approches totalement opposées pour atteindre leur but.

Hartush, le dernier mâle – Olivier Boile : J’ai moins accroché ici. Je n’ai pas bien compris : si on est dans un monde où les hommes se font rares, quel pourquoi risquer la survie de l’espèce en les faisant s’entre-tuer ? J’ai sans doute loupé un détail en cours de lecture. Le style est bon mais je n’ai pas adhéré plus que ça.

Mam’zelle Cacao – Jean-Yves Barzic : Pas vraiment accroché ici non plus, je dois avouer. Je ne suis pas fan des tranches de vie. C’était un « risque » dont j’avais bien conscience en démarrant ma lecture du recueil. Comme il mélange genres de l’imaginaire et blanche, tous les textes ne collent forcément pas à tous les lecteurs potentiels. Ici donc, on retrouve un style excellent, il n'y a pas de doute, mais je n’en suis pas le public.

Le lilas de Noël – Antoine Bouvier : J’ai trouvé l’histoire un peu trop racontée, j’aurais aimé qu’on s’attarde plus longtemps sur les personnages, la situation. Mais l’idée est très bonne et le texte, entre policier et ambiance légère, me semble original par rapport aux autres du recueil qui ont globalement visé un ton plus sérieux. Une lecture que j’ai bien appréciée malgré les bémols soulignés.

Jardin d’hiver – Eva Dézulier : L’idée est sympathique ici aussi, bien menée et poétique. On se laisse entraîné sans problème par le style. J’ai un peu plus de mal avec l’aspect optimiste du personnage et la fin qui m’a laissé sur ma faim. Mais j’avoue qu’il aurait été difficile de terminer autrement.

L’étage nival – K. Sangil : La chute est sympathique et fait de ce texte celui qui est sans doute le plus dans le thème L’hiver. Mais je n’ai pas été convaincu par le traitement de l’histoire. Après un début très rythmé, j’ai trouvé la seconde moitié trop longue. La fin s’en trouve moins forte, la chute aurait gagné à être amenée plus tôt à mes yeux. Mais l’idée est particulièrement bonne et c’est ce que je retiens surtout de cette lecture.

Ragnarök – Martin Mutz : Une ambiance post-apocalyptique bien sympathique servie par un style accrocheur. Que demander de plus ?

Voyage au bout de l’hiver – Paul Clément : J’ai vite deviné où voulait mener ce texte (quoi que les dernières lignes tentent un nouveau revirement). Mais le style m’a paru si entrainant que je ne trouve pas l’aspect « prévisible » gênant. La narration est vraiment bluffante, très stressante, on s’y croit sans problème. Une pure réussite en termes d'ambiance.

Sous un ciel terne – Barnett Chevin : Enfin, on retrouve ici un fantastique subtil, qui rappelle l’ambiance de certains classiques en la matière. Je pense notamment à du Lovecraft pour la narration en première personne, mais Sous un ciel terne a sa propre ambiance, toute personnelle et très bien réalisée. L’idée n’est pas forcément la plus novatrice qui soit (j’ai justement récemment vu le film Krampus, mais là n’est pas le sujet). Mais tout comme Voyage au bout de l’hiver, je ne trouve pas ça gênant ici. L’histoire est bien menée et cela en fait un très bon moment de lecture.

La petite fille dans la neige – Murphy Myers : Celle-là est de moi, donc je ne pourrais pas trop m’auto-chroniquer. ^^

 

Ce que je retiens de ce recueil L'hiver :

Je suis très content de figurer en conclusion de ce recueil, auprès de ces 17 autres textes très réussis. J’en ai bien entendu préféré certains à d’autres. Mon coup de cœur va vraiment pour Rendez-vous manqué, suivi de près par Quelques degrés de coïncidences de moins, Gare aux loups et Neige rouge. Mais même ceux auxquels j’ai le moins accroché ont leurs qualités objectives que je n’ai pu que remarquer.

 

Murphy Myers