L'arbre-d'Halloween-de-Ray-Bradbury

Résumé de L’arbre d’Halloween de Ray Bradbruy :

« Lorsqu'ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies ne savent rien de ce qui les attend... Commence alors un fabuleux voyage dans l'espace et le temps... Une quête fantastique et poétique des origines d'Halloween...

"Tout a commencé quand ? En Égypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l'anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d'années plus tôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là où d'étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame?" »

 

Ce que j’ai bien aimé dans L’arbre d’Halloween :

On retrouve dans L’arbre d’Halloween une ambiance particulière propre à Bradbury, originale et lyrique. Ça m’a particulièrement fait pensé à La foire des ténèbres, qui propose le même type d’ambiance, le même style entraînant. L’avantage de L’arbre d’Halloween est que l’histoire est bien plus courte, et donc comprend bien moins de longueurs que La foire des ténèbres que j’avais peiné à finir.

Ici, on a donc une sorte d’Alice au pays des merveilles en plus glauque. Pour cause, c’est Halloween qui est au cœur de l’histoire.

On retrouve un côté instructif. L’histoire nous transporte à différentes époques, pour expliquer ce que représente Halloween et la mort aux yeux de différentes civilisations.

 

Ce que j’ai moins aimé :

La comparaison avec La foire des ténèbres peut se poursuivre dans les éléments que j’ai bien moins aimés. Tout comme ce dernier, L’arbre d’Halloween relate des passages parfois compliqués à visualiser. A force de métaphores, de non-sens typique à un songe et de phrases poétiques, on dinit par s’emmêler les pinceaux et ne plus savoir ce que veut dire l’auteur à tel ou tel moment. Ou plutôt, ce qu’il veut qu’on imagine.

Ajouté à cela un concept assez répétitif. Les personnages découvrent l’époque, l’endroit où ils sont tombés. On leur explique ce que veut dire Halloween ici. Et puis ils passent à un autre lieu, une autre époque, et ainsi de suite.

 

Ce que j’en retiens au final :

Au final, L’arbre d’Halloween est une courte lecture plutôt plaisante (environ 160 pages, écrit assez gros). Mais malheureusement trop répétitive et floue pour vraiment être appréciée. Si je compare ce texte à La foire des ténèbres, mon avis est mitigé mais satisfaisant. En effet, on retrouve dans les deux histoires les mêmes qualités et mêmes défauts.

En revanche, si je repense aux Chroniques martiennes, à De la poussière à la chair – Souvenirs d’une famille d’immortels ou à Fahrenheit 451, L’arbre d’Halloween peut décevoir. C’est en effet en-dessous de ces trois titres, dont deux sont à raison devenus des classiques.

 

Murphy