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Résumé du Diable en gris de Graham Masterton :

Une jeune femme brutalement taillée en pièces dans sa maison de Virginie... avec une arme vieille de cent ans.

Un officier à la retraite éviscéré... par un assaillant invisible. Un jeune homme, les yeux crevés dans sa baignoire... puis bouilli vif.

Qu'ont ces victimes en commun ? Quel être de cauchemar les a massacrées ? Le mystère s'épaissit lorsque la police, jusque-là impuissante, reçoit l'aide d'une petite fille qui semble être la seule capable de voir l'assassin. Mais pourront-ils capturer un tueur qui n'a peut-être jamais été humain ? Qui arrêtera le Diable en gris ?

 

Mon avis sur Le diable en gris :

Ce que j’ai aimé

De très bonnes scènes gores, pas loin d’être dérangeantes pour certaines. Le gore n’est pas ce que je recherche dans un texte, mais quand il est bien fait, ne pas en profiter serait un crime.

En parallèle, l’humour quasi omniprésent est plutôt réussi. Quand je m’attends à une histoire d’effroi, j’aime rarement que de l’humour vienne se glisser dans l’ambiance. Mais là, on comprend vite que Masterton a voulu s’éloigner de ses classiques en utilisant ici une approche policier/comique. Et après tout, pourquoi pas ? Ce n’est pas du niveau de l’excellence Maison de chair, mais il faut bien innover par moments.

 

Ce que j’ai moins aimé

Mais tout ce que la première partie du livre arrive à mettre en place s’effondre dans un nanard ahurissant en seconde partie. L’histoire a perdu de son intérêt progressivement, selon moi, à partir du milieu. Ça s’est fait subtilement, je ne saurais dire quand j’ai cessé d’être emballé.

D’abord, on retrouve une incohérence monstre : la femme du héros qui revient d’entre les morts pour l’aider. Ca fait cliché mais d’accord jusque-là. Sauf qu’elle lui explique qu’il doit s’associer à une criminelle du coin pour s’en sortir. Ok, là encore. Et puis, elle précise quand même au passage que cette criminelle est la personne qui l’a assassinée… Bah oui, ton mari est menacé, sa seule chance de survivre est de coopérer avec la criminelle ; va donc lui donner toutes les raisons du monde de refuser la coopération, c’est logique.

2e « incohérence » ou plutôt invraisemblance : le héros qui se déguise avec une fausse moustache et un chapeau pour tromper le grand méchant (pendant qu’un allier attire l’entité en lui promettant des bananes et du poulet…). Crédibilité 0.

 

Ce que je retiens du Diable en gris

C’est vraiment dommage car la première partie du livre est intrigante, entrainante, drôle même, et presque effrayante en un sens. Mais la seconde partie est pour moi un pur échec. Je suis rarement affligé par mes lectures, mais là, vraiment, c’est trop pour moi. Complètement déçu, on sent fortement un livre de commande où l’auteur lui-même n’était finalement pas très emballé. Le genre d’histoire qui n’aurait jamais passée la frontière de l’édition si son auteur n’était pas aussi célèbre, j’en suis certain.

Où est passé l’auteur de La maison de chair, L’enfant de la nuit ou encore Le djinn ? J’espère le retrouver vite parce que si ses autres livres sont du ressort du Diable en gris, je vais vite abandonner.

 

Murphy Myers