La dame au linceul - bram stoker - murphy myers

Résumé de La dame au linceul de Bram Stoker :

« Là, sur la terrasse, dans la clarté lunaire maintenant plus intense, se tenait une femme vêtue d'un linceul trempé qui ruisselait sur le marbre, faisant une flaque qui s'écoulait lentement sur les marches mouillées. Son attitude et sa mise, les circonstances de notre rencontre, me donnèrent aussitôt à penser, même si elle se mouvait et parlait, qu'elle était morte. Elle était jeune et très belle, mais pâle, de la pâleur éteinte et grise des cadavres. »

 

Ce que j’ai aimé dans La dame au linceul :

On retrouve dans La dame au linceul une ambiance gothique des plus réussies, digne de Dracula mais bien plus axée sur la romance. A ce titre, l’histoire se rapproche plus de La morte amoureuse de Gautier, d’ailleurs.

La lecture est plaisante, j’adore personnellement ce genre de style recherché à base de longues phrases (oui j’ai des goûts bizarres). C’est déjà quelque chose que j’avais beaucoup aimé avec Dracula ou encore Au-delà du crépuscule, recueil de « contes » écrits par Bram Stoker.

 

Ce que j’ai moins aimé :

Par contre, il faut admettre que le début est totalement inutile. 20 pages au moins sur des histoires de famille, et de successions, qui ne servent qu’à expliquer pourquoi le héros hérite de la maison où se passera l’histoire. Quelques lignes auraient suffis à ce sujet.

Dans la même idée, les explications de fin ruinent toute l’histoire, en plus de ne pas être très crédibles. Un peu comme pour Le château des Carpathes de Jules Verne en fait.

La fin est aussi bien trop heureuse à mon goût. Dans Dracula aussi, quand on y pense, le bien triomphait, mais avec quelques contreparties qui rendait le tout plus crédible. Et, surtout, dans Dracula, je voulais que les personnages que l’on suit remportent la bataille. Là, ils sonnent trop clichés pour vraiment provoquer mon intérêt.

 

Ce que j’en retiens au final :

Au final, j’en retiens un style que j’adore toujours autant, et une ambiance sombre et romantique réussie. Mais aussi une histoire gâchée par un début inutilement long et une fin aux explications sans saveur. Ce qui n’empêche pas une lecture plaisante entre les deux, et un texte qui vaut tout de même le coup d’être lu, ne serait-ce que parce qu’on le considère souvent comme le pendant féminin de Dracula (dans les textes de Bram Stoker, du moins, car si on compte tous les récits vampiriques, Carmilla de Sheridan Le Fanu est bien au-dessus, et tout aussi génial que Dracula pour le coup).

 

Murphy Myers