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Résumé de Magie vaudou de Graham Masterton

Jim Rook n'est pas seulement un excellent professeur qui parvient à tirer le maximum des classes les plus difficiles. C'est aussi quelqu'un qui, ayant frôlé la mort dans son enfance, a le don de voir fantômes et esprits. Un don perturbant dont il répugne à se servir. Mais lorsque l'un de ses élèves, Tee Jay, accusé de meurtre, clame son innocence, Jim n'a plus le choix. D'autant qu'il est sûr d'avoir vu l'oncle de celui-ci sur les lieux du crime. Ce personnage inquiétant dispose d'un alibi en béton, mais l'on murmure aussi que, adepte du vaudou, l'oncle de Tee Jay maîtrise parfaitement la technique consistant à quitter son corps pour aller commettre les pires méfaits...

 

Mon avis sur Magie vaudou de Graham Masterton

L’idée est sympathique, d’autant plus que j’aime particulièrement les histoires de sorcellerie et de vaudou. Il est vrai que je m’attendais à une histoire plus axée « hantise », comme les quelques romans que je connaissais déjà de Masterton, mais il a choisi une toute autre approche ici. Le résultat se lit sans mal, avec un style toujours aussi fluide, et a l’avantage de l’originalité.

Sans apporter de réelles surprises, plusieurs péripéties m’ont bien plu ; notamment le moment de « l’enterrement » (comprendra qui aura lu le livre).

Malheureusement, pas d’angoisse à l’horizon. C’est le risque quand la menace est aussi humaine que le héros, quand bien même c’est un adversaire qui utilise la magie vaudou. Le mystère, quant à lui, ne fait pas long feu. A peine 50 pages que toute la situation est clairement définie et expliquée. Difficile donc, de se raccrocher à l’aspect énigmatique de l’histoire.

Le personnage central m’a aussi grandement posé problème. Cliché par excellence du professeur qui prend ses élèves pour sa famille, il m’a paru stupide à certains étages (on lui donne une poudre qui invente de faux souvenirs, il décide de l’utiliser sur lui-même en s’inventant une idylle avec une collègue… Quoi de mieux pour mettre une bonne ambiance au boulot après tout, n’est-ce pas ?) et trop fade à bien d’autres. Trop lisse, trop inutilement « héroïque » en fait.

Il n’y a que dans les dernières pages que je lui ai trouvé une certaine noirceur. Noirceur finalement illusoire. Comme j’y reviendrais dans ma prochaine critique Mastertonienne, le tome suivant (Magie indienne) vient légitimer ces dernières pages comme si elles étaient totalement normales, inoffensives et saines…

Au final, Magie vaudou peut se résumer par une idée et une confrontation originales mais un personnage et un traitement de l’histoire trop classiques et prévisibles. Sans être le pire Masterton que j’ai lu, il n’est pas non plus parmi les meilleurs selon moi.

 

Murphy Myers