chalandor-moorcockRésumé "Le chaland d'or" de Michael Moorcock :

Au pied de la ville, imperturbable, coule le fleuve. La brume matinale enveloppe la cité à flanc de colline ses ruelles, ses clochers, ses immeubles entassés. Bientôt le soleil dissipera les mystères confus de l'aube. Mais pour l'heure voici Jephraim Tallow ; il s'assied sur la berge et contemple, frissonnant, l'image de son corps étrangement bâti.
Quand devant lui passe le chaland d'or ; il émerge des brumes, illuminé d'une clarté surnaturelle, puis disparaît dans le silence.
Dès lors Jephraim sait qu'il lui faut répondre à son appel irrésistible et descendre le fleuve. Vers des pays légendaires où règnent la guerre, la famine, la tyrannie, mais aussi l'enchantement.

Poche: 251 pages

Editeur : Gallimard (30 octobre 2002)

Collection : Folio SF

 

 

Ce que j'ai aimé du "chaland d'or" :

Le livre commence plutôt bien : on rencontre Jephraim Tallow qui décide, parce qu'il a vu passer sur un fleuve, un bâteau doré, de tout plaquer et de partir à sa recherche. On suit son parcours qui alterne recherche du chaland et "pauses" pendant lesquelles il va s'essayer, malgré lui, à des expériences physiques, émotionnelles. Malgré lui en effet, car il va rencontrer divers personnages qui tenteront de l'aider (ou non) dans sa quête qu'il le veuille ou non -le plus souvent, il ne le voudra d'ailleurs pas. Car sa quête tourne très rapidement à l'obsession. Evidemment on se rend très vite compte qu'il est complètement fou, allant à l'encontre des "normes" établies pour satisfaire cette obsession. Sociopathe ? Complètement !

L'univers m'a fait penser à Endiablade de Mikhaïl Boulgakov où le personnage principal se voit entrainé dans une spirale de non-sens, de folie.

Ici, c'est pareil. Seulement, Jephraim se voit entrainer dans une spirale de sens, de normalisation, de raison et ne peut s'y adapter.

Le personnage principal est donc intéressant mais....

 

Ce que j'ai moins aimé :

on s'ennuie assez vite. Les situations se ressemblent, tirent en longueur. Les idées de départ plutôt bonnes sont vite abandonnées.

Heureusement, le livre est plutôt court.

S'il est à lire ? Pas nécessairement. Si vous l'avez sous la main ? Tentez en la lecture tout de même. Il est des romans de loin plus pathétiques et pitoyables qui rencontrent pourtant un certain succès.

Poppy