Un remède à la mélancolie Ray Bradbury

Résumé de Un remède à la mélancolie de Ray Bradbury

Deux chevaliers en armure suffiront-ils pour vaincre l’effroyable dragon qui sévit dans la région? Quelle rencontre magique peut-on faire sur une plage de la côte basque, par un beau jour d’été? Que feriez-vous si vous deviez partager avec cinq autres personnes un splendide costume couleur glace à la vanille? Votre femme comprendrait-elle si vous lui annonciez qu’est enfin arrivée pour vous l’heure du grand départ? Qui saura trouver le mal mystérieux dont souffre Camillia Wilkes, quel est donc le meilleur remède à la mélancolie?

Les vingt-deux nouvelles qui composent ce recueil nous présentent toutes les facettes du talent de Ray Bradbury. Tantôt tendre, tantôt cruel, souvent poétique et émouvant, il n’a pas d’égal pour, en quelques pages, nous transporter ailleurs.

 

Mon avis sur Un remède à la mélancolie de Ray Bradbury

Un recueil de nouvelles en demi-teintes, un peu en deçà de Chroniques Martiennes selon moi. C’est le risque de tous recueils, après tout.

Malgré plusieurs textes qui ne m’ont pas parlé plus que ça, j’en ai quand même retenu plusieurs vraiment géniaux.

A commencer par le tout premier, qui donne son titre au recueil entier : « Un remède à la mélancolie ». Tout en simplicité et en poésie, comme seul Bradbury savait le faire. Pour résumer brièvement, les parents d’une jeune fille malade demandent à toute personne qui le souhaite dans le village d’expliquer quelle maladie étrange elle peut bien subir. La réponse est plutôt évidente pour le lecteur, étant donné le titre du texte, mais la lecture n’en est pas moins plaisante et l’humour en filigrane fonctionne à merveille. Rien que pour cette courte nouvelle, la lecture de ce livre vaut le détour.

Autre texte qui vaut clairement le détour, « Le dragon », où deux chevaliers affrontent la légendaire créature. C’est une nouvelle assez célèbre, que je connaissais d’ailleurs déjà sans me souvenir d’où. Mais même en connaissant la chute, elle conserve une efficacité rare.

Dans un autre style, « Le rêve de fièvre » nous plonge dans une ambiance Lovecraftienne angoissante et toute en subtilité. « La ville où personne n’est descendu » varie à son tour les styles du recueil, par un texte digne de la 4e dimension, finalement assez ironique mais tout le long étrange et prenant.

« Ils avaient la peau brune et les yeux dorés » revient à un thème cher à l’auteur : la conquête de Mars. On retrouve là le même genre d’ambiance que dans Chroniques martiennes, justement, avec un texte qui illustre parfaitement les dérives de l’humain et de sa manie d’envahir et d’imposer son point de vue autour de lui.

Enfin, dernier coup de cœur, « Le sourire », particulièrement cynique où La Joconde connait un sort peu enviable.

D’autres textes, sans être mes préférés, affichent de très bonnes choses aussi. Entre autres, « La collision mémorable de lundi dernier », malgré la chute que l’on peut voir venir, est très sympathique et la description de la sirène dans « Coucher de soleil sur la plage » est une pure merveille. J’ai rarement lu une description poétique si réussie, qui parait pourtant toute simple. La dernière fois remonte à ma lecture de La morte amoureuse de Théophile Gautier, il y a au moins 8 ans de ça !

Les autres nouvelles du recueil m’ont moins convaincu ou moins marqué mon esprit mais restent toujours parfaitement écrites et entrainantes. A coup sûr, il s’agit à nouveau d’un recueil d’un maître de la SF à ne pas manquer !

 

Murphy Myers