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Résumé de Magie des neiges de Graham Masterton

De mémoire de météorologue, on n'avait jamais vu ça : une piscine qui se transforme en patinoire, de l'eau qui gèle à peine sortie du robinet, une rampe d'escalier si froide que ceux qui la touchent s'y retrouvent collés... tout ça en plein été, et en Californie !

Jim Rook, qui a dans sa classe un élève dont le père revient justement du pôle Nord, se demande s'il n'y aurait pas un lien entre tous ces événements et cette légende inuit qui raconte que les explorateurs perdus dans les étendues désolées de l'Arctique voient venir à eux un vieil homme qui leur propose de les sauver en échange de ce qu'ils ont de plus précieux.

Afin de comprendre pourquoi cette entité a entrepris un si long voyage, Jim devra se rendre en Alaska, dans une drôle de maison que seuls ceux qui ont frôlé la mort peuvent voir...

 

Mon avis sur Magie des neiges de Graham Masterton

La saga « Magie » de Masterton m’a fait connaître des hauts et des bas. Pour tout dire, le second tome, Magie indienne, est l’une de mes pires lectures de l’auteur. Comme on m’a offert les 5 premiers tomes, j’ai quand même persisté. Et c’est en l’occurrence une bonne chose !

On sent comme une sorte de cassure entre Magie des neiges et les trois précédents. Pour cause, il s’est écoulé plusieurs années entre l’écriture du tome précédant et celui-ci. Et Masterton a clairement délaissé le fantastique pur pour dévier son intrigue sur du fantastique plus léger, plus subtil. Le côté thriller prend le pas et rend ainsi d’autant plus efficace l’intrigue.

Sans être angoissant, l’ambiance s’y prête bien. L’auteur en montre moins pour faire ressentir plus.

Côté adversaire surnaturel, j’aime beaucoup l’idée du 4e homme, « invisible », qui vous suit dans le blizzard. Une forme humanoïde que personne ne voit mais dont tout le monde est persuadé qu’il est là, juste derrière eux. J’ai déjà lu certains textes sur une légende similaire et me demande de laquelle il s’agit. Fan de mythes et légendes, c’est rare quand j’en découvre une « nouvelle » ! Si vous savez d’où vient l’inspiration de Masterton sur ce tome, je suis prêt à vous payer en louanges pour obtenir cette information !

Bémol récurrent avec cette saga, le héros est toujours trop blanc à mes yeux, trop fade. Mais un certain suspens réussit quand même à émerger. La menace est assez intrigante pour compenser cette faiblesse de personnage à mes yeux.

Et les personnages secondaires, une fois de plus, ne sont pas sans intérêt, entre le professeur « ennemi » qu’on a hâte de voir crever, le voisin travesti, même si caricatural, qui apporte une touche original à des protagonistes globalement banals et déjà vus, et, surtout, les élèves du héros qui sont, encore une fois, assez bien travaillés. Côté personnages, c’est d’ailleurs quasiment une constante : déjà dans Magie vaudou, je trouvais les élèves assez intéressants, voire plus que leur professeur, du fait qu’ils sont loin d’être parfaits. Cet aspect se retrouve là encore.

Au final, Magie des neiges est pour moi le meilleur de la saga. Intrigant, prenant, sanglant, original avec la créature qu’il met en place. Ce tome pallie presque tous les défauts des précédents : assez de mystère pour captiver (Magie vaudou, le premier, était original mais n’effrayait pas vraiment du fait que l’ennemi était un être humain), pas de fin aberrante et nanardesque (Magie indienne aura au moins le mérite de rester dans ma mémoire comme la fin la plus minable, pour rester correct, de toute l’histoire de mes lectures fantastiques), des personnages qui paraissent « vivants » (Magie maya ne traitait les personnages qu’au travers du prisme de son intrigue ; en-dehors de la menace qu’ils affrontaient, ils ne semblaient avoir aucune vie).

Pour tout dire, ce Magie des neiges n’est pas loin d’être parmi mes Masterton préférés (parmi ceux que j’ai déjà lus, s’entend).

 

Murphy