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Résumé de Les survivants d’Aglot de Delphine Biaussat

C'est la catastrophe à Aglot : les morts se relèvent ! Ils détruisent tout sur leur passage. Anthony, nouveau gardien à la prison de la ville, et Emilie, l'une des détenues, vont coopérer pour survivre. Entre tensions et révélations, ils vont tenter de percer le mystère de cette invasion. Réussiront-ils à sauver les citoyens, et envisager un avenir heureux ?

 

Mon avis sur Les survivants d’Aglot de Delphine Biaussat

Avant tout, je remercie l’autrice Delphine Biaussat et Evidences Editions pour ce service presse. Et je salue leur désir d’honnêteté : en effet, n’ayant pas été très emballé par ma lecture, je leur ai proposé de ne pas mettre de chronique en ligne. Ils ont tout de même tenu à ce que je le fasse, et c’est tout à leur honneur.

Pourquoi donc je n’ai pas adhéré ? Je pense qu’on peut d’abord résumer ça en deux points assez subjectifs : mauvaises attentes et mauvaise cible.

Côté mauvaises attentes, je pensais que le texte mettrait l’accent sur son côté survival, la lutte contre les morts, la tension montante et l’effroi. Mais l’autrice a fait le choix de miser sur d’autres éléments : notamment les rapports entre ses personnages vivants, avec touche de romance à la clé. L’horreur est relayée au strict minimum, on ne s’attarde pas sur les descriptions sanglantes ou sur l’angoisse de voir un zombie surgir de nulle part. Un rendu bien loin des attentes que j’en avais.

Ce qui me mène à la « mauvaise cible ». C’est-à-dire que je ne suis pas la cible des survivants d’Aglot. La romance y est subtile et peu gênante, mais je n’accroche pas à ce genre littéraire, c’est plus fort que moi. Ajouté à ça de l’horreur et de l’épouvante somme toute « contenue », utilisée au strict minimum, cela donne un texte qui ne me correspond pas. Ce qui n’empêche pas les lecteurs qui aiment la romance et beaucoup moins l’horreur d’être ravis par ces Survivants d’Aglot. Question de goûts et de préférences.

Il y a un dernier point que j’ai trouvé gênant, peut-être un peu plus objectif que les deux précédents : les personnages m’ont paru maladroits sur certains passages. Ils ne réagissent pas toujours de façon cohérente du point de vue du contexte et semblent en savoir plus qu’ils ne le devraient par exemple.

Les survivants d’Aglot n’a donc pas été à mon goût, on l’aura compris. Il comprend tout de même de bonnes choses. Le style est fluide et entrainant, les personnages sympathiques. Ça se lit tout seul et très vite.

Et contrairement à de nombreuses histoires de zombies, on cherche une solution au problème. Certes, ce n’est pas le premier essai en la matière (Stephen King, Misfits, South Park, etc., utilisent une approche similaire), mais c’est un vrai plus par rapport aux grands classiques du genre et aux fictions à succès comme Walking dead qui mettent seulement l’accent sur la survie.

Je remercie une dernière fois l’autrice et la maison d’édition pour leur confiance que j’espère ne pas avoir trahie. Chroniquer des textes n’est pas toujours aisé, entre le désir de rester objectif et celui de ne pas enfoncer le travail d’autrui. J’espère avoir réussi à allier ces deux points.

 

Pour vous faire votre propre idée, vous pouvez commander Les survivants d’Aglot de Delphine Biaussat !

 

Murphy