Sylvain Namur

Résumé de 39 heurts de Sylvain Namur

Comment surmonter la perte d'un enfant qui vit encore ? Que fait votre mère quand elle ne répond pas au téléphone ? Comment réagir face à un monstre qui vous ronge mais exauce vos souhaits ? Que faire si vous devez choisir entre vos deux enfants ? Vous, comment feriez-vous ?

39 heurts, c’est 39 nouvelles qui vous emmèneront sur des sentiers aussi merveilleux qu’horribles, qui dépeignent notre monde dans toute sa noirceur et nous force à regarder en face nos pires contradictions.

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Mon avis sur 39 heurts de Sylvain Namur

39 heurts mélange tous les genres pour 39 nouvelles on ne peut plus variées, pour des textes en génréal d'une à trois pages seulement !

Le recueil donne tout de suite le ton avec une première nouvelle efficace et surprenante qui se joue des apparences. Le final de « L’homme heureux » n’en est que plus puissant. Le second texte, « Céline », vient à nouveau renverser nos attentes. Ce sinistre thriller psychologique s’avère plus imprévisible qu’on ne le croit.

Il serait difficile de parler de chaque texte séparément : la chronique serait longue et spoilerait bien trop de choses. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’entre philosophie et noirceur humaine, ces 39 heurts nous emmènent sur des sentiers familiers et pourtant surprenants.

Toutes les nouvelles ne seront pas au goût de tous. J’ai eu du mal avec les quelques textes « tranches de vie », littérature blanche par excellence qui n’a jamais été mon genre favori, par exemple.

Au début de chaque texte, j’ignorais si j’allais aimer ou non. J’ai d’ailleurs été surpris d’adorer des textes qui sortent pourtant de mes genres de prédilection. Entre autres, « Désirs d’enfants » et son côté dénonciateur sur notre société, « Misère » et son ironie grinçante, « Le coup de fil » qui relate le cauchemar de tout enfant et « Promesses d’avenir » qui se joue du destin, m’ont particulièrement plu.

D’autres textes ont carrément été de vrais coups de cœur. Pour n’en citer que quelques-uns, hormis les deux premiers dont j’ai déjà parlé, je ne me lasserai jamais de relire « N’attends pas » et sa poésie tragique, « La date » et sa SF philosophique, « La bête », fable impitoyable, ou encore « Machine à café » et son humour absurde.

En plus de figurer parmi mes textes préférés, ils montrent la variété des genres proposés dans ce recueil.

En bref, vous adorez les nouvelles de Buzzati ou encore les idées poétiques de Bradbury ? 39 heurts trouve son inspiration dans ces  auteurs classiques, comme autant d’hommages aux récits qui brouillent les frontières et sortent des cases, tout en trouvant son propre style de fable moderne. Un recueil à découvrir pour qui voudrait varier les plaisirs et sortir de sa zone de confort.

Murphy Myers