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Résumé de La mort s'invite à Pemberley de P.D. James :

Rien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, ni perturber le bonheur d’Elizabeth, la maîtresse des lieux. Elle est la mère de deux charmants bambins et Jane, sa sœur préférée, habite tout près. Cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir la plus jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

Tout en restant fidèle aux personnages du roman de Jane Austen, P.D. James imagine avec brio une suite – policière – à Orgueil et préjugés.

Mon avis sur La mort s'invite à Pemberley de P.D. James :

Il y a une première fois à tout et ce livre est ma première expérience Phillys Dorothy James.

Pour une première expérience, j'aurai pu/du commencer par un autre. En effet, ici, P.D. James nous ouvre une suite criminelle à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Difficile, j'imagine, d'en apprécier toutes les références sans avoir au préalable lu ce dernier.

Evidemment, votre aimable adorable têtue Poppy a décidé de n'en faire qu'à sa tête, de ne pas passer par la case départ et de ne pas gagner 20 000 francs et de ne pas lire le Jane Austen. Mais c'était en tout connaissance de cause.

Cela a eu quelques conséquences sur ma lecture, je dois bien l'avouer. Mais rien de bien grave, car La mort s'invite à Pemberley peut se lire de façon complètement indépendante. Je pense que le fait d'avoir lu Orgueil et préjugés amène seulement une vision plus claire des relations entre les personnages de La mort ... Il y avait de nombreux personnages que je n'arrivais pas toujours à remettre.

D'ailleurs ceux-ci n'ont pas tellement d'épaisseur psychologique. Elisabeh est l'épouse effacée, d'autant plus lisse si on la compare à sa soeur Lydia, véritable peste hystérique que j'ai aimé détesté mais hélàs pas assez présente à mon goût. Hormis cette dernière, tous les personnages sont lisses et on les oublie assez vite. Ce qui est véritablement dommage.

A part quelques longueurs, on a affaire à une histoire qui fera sans mal penser au roman noir du 19ème siècle dont l'auteure s'inspire évidemment. Dans la résolution de notre affaire, rien de bien foufou. Il n'est pas possible d'anticiper la résolution même si on peut présentir les grosses mailles si on lit le roman en gardant à l'esprit le principe du fusil de Tchekhov (aucune information n'est là gratuitement).

En quelques mots, un roman facile qui se lit vite - en deux jours en prenant votre temps - mais pas indispensable.

 

Poppy