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Résumé du Nombril du monde de Roland C. Wagner :

Un menhir venu des temps immémoriaux, aux pouvoirs secrets, va bientôt déchaîner toute sa force.

Pour se dresser devant les forces du Mal, un seul homme, l'Œil, musicien qui a roulé sa bosse dans le milieu du rock et de ses « stars ». Le menhir est le Nombril du monde. Tous les quatre-vingt-quinze ans, la pierre dressée se recharge en potentiel mystique pour libérer Satan de sa prison. Une course contre la montre pour sauver le monde est déjà lancée…

Druides, satanistes, apparitions, magie noire, cérémonies clandestines et rites occultistes... C'est à une affaire bien obscure qu'est confrontée Yasmine, l'une des enquêtrices de l'étrange de l'Agence Arckham.

 

Mon avis sur Le nombril du monde de Roland C. Wagner :

Un roman aussi court que sympathique ! J'étais pourtant refroidi suite à ma lecture du précédent "récit de l'étrange" (115 degrés vers l'épouvante, qui n'était pas vraiment ce que j'attendais et que nous chroniquerons peut-être sur le blog plus tard) et je craignais de tomber sur une histoire clichée, avec ce résumé qui met en avant des druides et des satanistes notamment. Il n'en est rien, j'ai été très positivement surpris par Le nombril du monde !

L'histoire est simple mais efficace, bien mise en scène. Les deux personnages centraux (L'Oeil et Yasmin) m'ont bien plu, ils se dressent au milieu d'une foule volontairement clichée et en ressortent d'autant plus sympathiques. On les suit avec plaisir et, même si on en sait finalement peu sur eux, on s'attache facilement à leur personnalité.

Le personnage du frère de Jasmine m'a beaucoup énervé par contre. Je n'ai rien contre le verlan, mais la parodie va trop loin en ce qui le concerne, je trouve. Chaque phrase qu'il prononce est une torture à décrypter. Ajouté à ça que ce même personnage ramène le grand affrontement final au niveau d'une blague de mauvais goût... Car c'est le deuxième point noir de ce texte, selon moi : la fin m'a parue, pas forcément bâclée (parce qu'elle va sans doute dans le sens voulu par l'auteur) mais "brutale" et "facile" en un sens.

Malgré tout, j'en retiens une lecture plaisante, particulièrement rapide (moins de 150 pages, ça aide !) avec de bons personnages centraux et une histoire bien sympa à lire. J'ai à ce jour déjà lu 4 des textes de la première saison de l'étrange, et celui-ci est mon deuxième préféré pour l'instant.

Murphy Myers