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Résumé de Dracula de Bram Stoker (Comme s'il y en avait besoin... ^^ ) :

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

 

Mon avis sur Dracula de Bram Stoker :

Jusqu'à présent, je préférais éviter de chroniquer des livres que tout le monde connait. Mais dernièrement, j'ai eu envie de lever cette restriction. Et comment passer à côté de Dracula dans un tel nouveau contexte ?

Dracula, c'est mon coup de cœur littéraire, tous genres et tous siècles confondus. Horreur, mystère, surnaturel, épouvante, psychologie, on y trouve tout ce que j'aime. Attention, je parle du "vrai" Dracula ! Les reprises ciné ont tant déformé le mythe qu'on ne s'y retrouve plus. Le Dracula de Stoker est monstrueux (à l'image de Nosferatu) et ne s'embarrasse d'aucune romance (n'en déplaise aux fans de Twilight et consort ^^). En un mot, c'est le genre de roman que j'aurais aimé écrire.

On y trouve des personnages assez sympathiques, bien qu'en retrait par rapport à l'histoire. Van Helsing est bien entendu le premier qui vient à l'esprit. Mais Mina Harker n'est pas en reste, femme plus ou moins en avance sur son temps, et Lucy, plus libérée que ne l'admettait la société de l'époque. Si l'aspect féministe de Dracula est du genre subtil, on ne peut qu'approuver l'effort, venant d'un auteur noyé dans une époque où ce n'était pas vraiment dans les mœurs... Le médecin et Renfield à eux seuls permettent d'excellents moments de terreur qui n'ont rien à envier aux plus récents Psychose et Hannibal. Comme une histoire dans l'histoire, leurs scènes sont de vrais petits plaisirs d'épouvante.

Bien sûr, Dracula en lui-même est le personnage le plus captivant de tous. Mais je passe sur cet aspect qui, de toute façon, n'est plus à présenter à personne.

Dracula, le roman, est pour moi un classique souvent imité et jamais égalé (je ne lui ferai même pas l'affront de détailler l'affaire "Dracula, l'Immortel", pseudo suite officielle des années 2000 où un descendant de Stoker s'amuse à saboter volontairement le boulot de son ancêtre...). C'est un récit angoissant d'un bout à l'autre. Mon objectivité me force quand même à noter une dernière partie un peu longue où les personnages eux-mêmes sont dans l'expectative. Mais le fanatique en moi pardonne sans problème ce travers.

 

J'adhère rarement aux œuvres que tout le monde encense. Seigneur des anneaux, Harry Potter, Star wars, Game of Thrones, tous les grands classiques qui font l'unanimité me laissent de marbre (au mieux, ça se regarde, dirais-je). Dracula est la grande exception. Rarement on aura vu un roman autant impacter l'imaginaire collectif, et pour une fois, je suis de ceux qui adorent tout simplement ce chef-d’œuvre.

 

Murphy Myers