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Résumé de Juges et coupables de Guillaume Herambourg

Juges et Coupables, un thriller psychologique pas comme les autres... Un roman social, initiatique, philosophique et métaphysique.

L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs… Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances :

D’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais, qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ?

Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.

 

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Mon avis sur Juges et coupables de Guillaume Herambourg

J'avais un très bon à-priori sur ce texte. Les thrillers psychologiques ne représentent pas mon genre préféré, mais ils comprennent quelques pépites et, ici, les chroniques déjà existantes laissaient supposer une histoire qui remue, qui prend aux tripes, qui fait réfléchir. Ça n'a malheureusement pas été le cas avec moi, je me suis trouvé hermétique à Juges et coupables. Il est difficile de chroniquer un texte auquel on n'a pas adhéré, surtout quand l'auteur est du genre humble comme ici (ce n'est pas le cas de tous). Mais je vais m'y atteler tout de même, en tentant d'expliquer mes raisons qui, j'ai bien conscience, ne s'appliqueront pas forcément à un autre lecteur.

Les premières pages intriguent mais je n'ai pas réussi à m'accrocher aux personnages sur la longueur. Ils sont d'abord présentés comme des mystères incarnés ; sans nom, sans âge, sans rien. Dans un premier temps, cet aspect peut ferrer le lecteur et dévoiler peu à peu ce Luce et cette Lucia, notamment, est une bonne façon de le tenir en haleine. Dans mon cas, ça n'a pas fonctionné. Je pense qu'entre ce côté mystérieux et le côté philosophique qui démarre dès le début, je n'ai pas trouvé assez d'appui pour m'immerger.

Ce qui me mène à cet aspect philosophique, par moments même psychologique, qui constitue l'identité du roman à mes yeux. Et pour lequel je me suis trouvé hermétique, là aussi. Certains thèmes abordés prêtent à la réflexion et sont bien amenés, mais la plupart m'ont laissé froid, soit parce que j'ai déjà pensé ou vu des approches similaires par le passé, soit parce que je n'adhère pas à ce qui est dit. Je m'attendais à quelque chose qui me ferait remettre en question de nombreuses choses et ça n'a donc pas été le cas ; sans doute la faute à mon pessimisme naturel déjà bien entamé. Le même blocage s'est retrouvé dans les quelques extraits "documentaires" qui expliquent, par exemple, ce qu'est le chat de Schrödinger, la tache de Mariotte ou encore les phases qui constituent les violences conjugales. Ces parties sont intéressantes pour quelqu'un qui ne s'est pas déjà intéressé à tous ces sujets par le passé ; manque de bol pour moi, ce sont des thèmes que je connais assez bien et les explications à leur sujet, même si concises, m'ont davantage fait décrocher de ma lecture.

Malgré tout, on ne peut que reconnaître l'originalité de Juges et coupables : son style est soigné et l'assemblage qui le constitue, entre fragments de journaux, poésie et narration classique, donne une vraie dynamique à l'histoire. De plus, la difficulté de mettre en place un "thriller métaphysique" rend ce texte particulièrement honorable et on peut comprendre que, selon le lecteur, ce sera quitte ou double. Il me parait inévitable que certains passent à côté ou n'adhèrent pas, comme ça a été mon cas. J'en retiendrai tout de même cette originalité et cette envie de proposer quelque chose de différent.

Murphy