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Résumé de Garbage Rampage de Julian Hellbroke :

On suit la détective Gamble Farley et son collègue Joshua Amelin dans une affaire un peu particulière puisque le cannibale qui sème des restes de cadavres sur leur route n’est pas seul et n’est pas non plus vraiment humain…

  

Mon avis sur Garbage Rampage :

Garbage Rampage est un petit livre parfait pour une lecture sans prise de tête. C’est du divertissement d’horreur pur, et ça fait du bien. Pour ne pas faire de la fausse pub non plus, il faut dire que c’est du divertissement, oui, mais pas du niveau bas de gamme comme on peut en trouver à la pelle dans les magasins. Le livre se veut aussi efficace dans l’action qu’une littérature de gare mais garde quand même un style propre et bien mené. Ici, on a affaire à un auteur qui sait écrire quoi…

   L’histoire est rythmée sans se précipiter pour autant. La plupart des scènes sont agrémentées (voire, pour certaines, entièrement faites) d’horreur mais chacune à son utilité, nous en fait découvrir un peu plus sur la trame de fond et sur ces choses qui traînent dans les sous-sols de la ville. Le tout nous entraîne du coup dans une affaire sans temps mort où presque chaque chapitre nous réserve son lot de terreur ou de dégoût.

   On entre facilement dans la tête des personnages et l’ambiance poisseuse est parfaitement retranscrite. On s’imagine sans mal dans une de ces ruelles lugubres. D’autant plus que, comme je le disais, les trois quart de l’histoire se passent dans ce genre de décor, écrite aux travers des yeux de victimes en devenir ou, pour les plus chanceux, de simples témoins des faits. L’immersion est donc totale et le style simple aide à imaginer sans mal les scènes d’horreur qui s’enchaînent sans lasser.

   Bien entendu, rien n’est parfait, et on pourrait reprocher à ce livre des scènes de sexe pas vraiment utiles, mais elles vont sans mal dans l’idée d’une histoire d’horreur digne des années 80. Et puis, elles restent bien écrites et sont assez rapides pour ne pas empiéter sur le reste, alors on ne va pas trop s’en plaindre.

   La façon de parler du commissaire est par contre insupportable. Décrypter ses dires nous freine dans notre lecture. M'enfin, c’est vraiment s’attarder sur les détails de relever ce fait, puisque le personnage en question n’a pas plus d’une dizaine de répliques dans tout le livre. (Mais il fallait bien que je nuance ma critique, sinon c’est pas drôle).

   La fin est assez rapide mais elle reste dans la continuité de l’histoire et nous explique globalement ce qu’il s’est passé, sans non plus lever tous les voiles du mystère ; ce qui évite de finir par une longueur qui aurait dénoté avec le reste. Il faut d’ailleurs avouer que l’épilogue est aussi court que parfait. Il achève de nous rappeler ces films d’horreur de l’époque, mais je n’en dirais pas plus sous peine de révéler le mot de la fin... 

Murphy