L'appel-de-Cthulhu

Résumé de L'appel de Cthulu de HP Lovecraft :

Boston, 1926. Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston découvre dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte vouant un culte à une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.

 

Mon avis sur L'appel de Cthulu de HP Lovecraft :

Comme toujours avec Lovecraft, l'ambiance terriblement efficace ! Est-il encore besoin de le préciser vu la renommé du maître de l'effroi ?

L'appel prouve encore une fois que l'auteur débordait d’idées délicieusement angoissantes. Ici, les rêves similaires de plusieurs personnes concernant le réveil d’un être ancestral, le « sabbat » de la secte qui veut le réveiller et j’en passe pour vous laisser quelques frayeurs inconnues. L’atmosphère terrifiante est bel et bien au rendez-vous, et montre d’un cran à chaque nouveau témoignage.

Reste une narration inutilement compliquée qui a gâché mon plaisir : un personnage trouve les documents de recherche d’un autre (un chercheur) et résume donc lesdites recherches. Il résume ainsi aussi ce que l’autre personnage a lui-même résumé de ses entrevues avec divers témoins. Un résumé d’un résumé de différents témoignages résumant les faits, donc… Vous suivez ? Soit, ça fait penser aux légendes urbaines (un ami d’un ami d’un ami a vu un fantôme !), mais c’est aussi à mon sens inutilement complexe. Il aurait suffi de nous faire lire les notes du personnage chercheur telles quelles. Je sais que c’est une spécialité de l’auteur que ce procédé. Et d’habitude je suis fan et je recherche toujours des textes travaillés de cette façon. Mais ici, je trouve le ressort utilisé à l'excès.

 

Cela ne m'empêchera pas de récidiver dans mes lectures lovecraftiennes. Je n'est à ce jour lu qu'une petite trentaine de ses nouvelles et novellas et je compte bien dévorer l'intégrale tôt ou tard pour retrouver cette ambiance singulière qu'il savait distiller dans ses textes. Affaire à suivre dès que j'aurais mis la main sur d'autres horreurs du maître.