maison-bord-du-monde-hodgson

Résumé de La maison au bord du monde de William Hope Hodgson :

En Irlande, dans une vieille demeure , un homme se retrouve assiégé, transporté dans un territoire de cauchemar, une région au bout des siècles, à la lisière du Temps, un cosmos crépusculaire dominé par des porcs titanesques, un affreux pays de froid et de terreur sur lequel se lève un immense soleil rouge, cerné de brouillards et d'horreurs informes....

 

Mon avis sur La maison au bord du monde de William Hope Hodgson :

"La maison au bord du monde" ; ce titre me faisait de l’œil depuis des années. D'autant plus que son auteur est réputé pour être un classique du genre. Quand j'ai enfin eu l'occasion de lire ce roman, j'avoue que j'avais quelques appréhensions. Comment ne pas être déçu avec une histoire dont j'attendais tant, dont le résumé me tentait depuis si longtemps ? Et pourtant, La maison au bord du monde s'est avérée totalement à la hauteur de mes attentes, voire plus encore.

Le récit et sa forme classique (narration à la première personne, l'histoire étant composée à 90% des pages d'un vieux journal intime retrouvé) sont envoûtants, j'ai été intrigué dès les premières pages. Je reproche parfois aux écrits de Lovecraft d'abuser de cette approche ; ici le dosage est on ne peut plus parfait, et la comparaison est d'autant plus intéressante que les deux auteurs nous viennent de la même époque. Hodgson maitrise donc parfaitement les mystères de l'au-delà et la folie qui s'empare de son personnage. Mais plus que ça, il ajoute une touche SF post-apocalyptique originale, bien amenée, que je ne pensais pas retrouver dans un tel récit et qui ajoute à La maison un aspect vraiment moderne.

Le début est glaçant, les créatures fascinantes et l’intrigue surprenante. On ne va jamais là où on s’attend à aller : ce qui démarre comme une affaire de monstre vire à la science-fiction avec un voyage express vers le futur d’où le héros ne reviendra pas indemne. Je n’en dis pas plus pour vous laisser découvrir par vous-même ce voyage atypique, mais le pari est clairement réussi à mes yeux.

Il reste bien quelques zones d’ombres à la fin, selon moi (ou bien je n’ai pas été assez attentif à un moment clé de l’affaire ; lire dans le métro, c’est bien mais pas tous les jours !). Mais ces zones d’ombres n’ont rien de gênant à mon goût et participent même au rendu final, tout en noirceur et en mystère.

La maison au bord du monde est typiquement le genre de texte que j'affectionne, et que j'aurais aimé avoir écrit moi-même. L'approche, les thèmes, les créatures, tout y est réussi. Si bien que je pense même à le relire (mais hors métro cette fois) et les livres que j'ai lus plus d'une fois se comptent pourtant sur les doigts d'une main !

Murphy