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Résumé des Enfants de Castlewood de Michaël Druart :

50 ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l'orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d'un riche inconnu. Mais tandis que sur le village pèse toujours l'ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse. Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard. Car derrière les portes de l'orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l'unit aux six convives, et à leur hôte.

Disponible ici en ebook ou broché !

 

Mon avis sur Les enfants de Castlewood de Michaël Druart :

Dernièrement, j'ai adoré lire Les chroniques de la Faucheuse du même auteur. Leur brièveté et leur style clair m'avaient plongé immédiatement dans l'ambiance voulue, entre nostalgie et sourire. Retrouver le même auteur dans une nouvelle horrifique, mon genre de prédilection, ne pouvait donc que me tenter !

Comme dans ses nouvelles humoristiques, Michaël Druart ne perd pas de temps, on plonge dès les premières lignes dans le cœur de l'histoire. J'ai été intrigué dès les premiers instants, avec ces invitations puis, surtout, ce lien étrange entre les convives (que je ne spoilerai pas ici ^^).

En revanche, à partir du début de la traque, j'ai été un peu plus mitigé. J'ai trouvé que certains passages auraient eu plus d'efficacité, côté angoisse, avec des formulations différentes. En fait, les événements s'enchaînent un peu trop vite pour qu'on profite à 100% de l'ambiance sinistre. Là où un texte comique gagne à être rythmé, je pense qu'une histoire d'horreur a plus intérêt à prendre son temps (sans non plus tomber dans l'excès, le dosage est souvent difficile). Aussi, j'aurais facilement suivi Les enfants de Castlewood sur un texte deux fois plus long, histoire de profiter totalement de l'ambiance glauque et de ce jeu sordide.

Cela dit, c'est bien mon seul bémol à ce sujet. La traque reste entraînante et les scènes d'angoisse sont inventives et bien mises en scène. Il est pourtant très difficile d'innover avec une histoire de fantômes, selon moi. Sans réinventer le genre, Castlewood s'en sort très bien de ce côté et propose un récit humble, simple (mais pas simpliste) et intrigant.

Mention spéciale à l'épilogue, partie la plus glaçante du récit. Ce final ajoute une nouvelle touche d'horreur, à la fois plus gore dans son idée et plus "subtile" dans sa présentation, du genre que je trouve le plus efficace qui soit (mais là encore, pas spoiler!). Il achève de faire de cette nouvelle une véritable légende urbaine, et je garderai longtemps en mémoire les images qu'il m'a fait imaginées.

En résumé, une durée plus longue m'aurait sans doute permis de mieux m'immerger dans l'ambiance, sans pour autant perdre le rythme assez efficace du texte actuel. Mais on ne va pas non plus bouder son plaisir : cette nouvelle reste un moment de lecture plaisant, qui arrive à nous divertir avec des ingrédients d'épouvante classiques bien utilisés ici. Le final, très réussi, réveillera peut-être quelques frissons chez les lecteurs les plus sensibles ; pour ma part, toujours insatiable, j'en redemande ! A quand un recueil, ou même un roman, horrifique ? :)

Murphy Myers